______C'est comme ça que m'a mère m'a nommé après avoir enduré une longue heure la souffrance featale. Mais tout le monde m'appelle Cha. Ne cherche pas la compliquation, fais en de même. J'ai quinze ans de vie acharnée derrière moi, surment plus du triple devant. Je vis dans une commune de l'agglomération troyenne. Là où vous devez passer presque tous les jours mais vous ne remarquez surement pas. Je passe mes journées depuis bientôt quatre ans dans un collège qui est à 10 min environ de chez moi. La journée banale d'une collègienne, peut-être pas. Il y a des failles, tout au fond, qu'on essaie de cacher. Je devrais être heureuse. J'essaie de l'être vraiment. Je n'y arrive pas, du moins pas pour le moment. On passe notre adolescence à regarder les autres, les scruter d'un oeil transparent, presque invisible, on se cherche désespérament, pour se rendre compte avec un regard lucide dix ans après qu'il aurait mieux fallut se regarder soi-même. 'L'harmonie transcendante de leurs corps de déesses n'a d'égale qu'à leur vénalité." Je cherche la simple simplicité, alors qu'on me dit que je suis compliqué. J'ai le chic pour tomber sur les salauds. Ceux qui t'écorche vives, et te recrache tout entier, sans aucun remords. J'ai espéré, tellement de fois, un morceau de ma simple vie, celui qui ne serait pas comme les autres. Mais à quinze ans, on ne le trouve pas. On voit tous les autres, mais lui est absent. Il ne vous regarde pas. Il est là, un bière à la main, en train de se marrer avec ses amis. Pauvres cons. Partout, le monde est silencieux. Ou alors, vous ne l'écoutez pas. Inutile. Vous ne voulez entendre que lui. Entre les corps gîsants debouts, ivres morts ou complétements paumés, vous avancez le regard avide, complétement translucide. Il ne vous adresse même pas un sourire. Dehors, les autres sont là. Ils rient. Ils oublient en se noyant dans une bière dégueulasse et fument des Lucky Strike. Vous trouvez que j'éxagère ? Tant mieux. Je veux paraitre exagéré. Ne cherchez pas de chute, il n'y en a pas. †